RALC : création du Conseil National des Arts

Par 2016-06-27 11:15:12

[caption id="attachment_3254" align="aligncenter" width="1076"]Le Conseil National des Arts permettra aux artistes de profiter pleinement de leurs produits (Photo archives) Le Conseil National des Arts permettra aux artistes de profiter pleinement de leurs produits (Photo archives)[/caption]


 
Un Conseil National des Arts a été mis en place récemment en vue d’éradiquer le désordre remarqué dans le domaine artistique. Il a la mission de coordonner les associations artistiques (ou unions) pour améliorer la qualité dans le domaine artistique.

Il avait été remarqué que l’art et la culture était un domaine qui jusqu’à présent n’avait pas une structure dynamique comme c’est le cas dans les autres secteurs du pays.

C’est dans ce cadre qu’en collaboration avec les instances habilitées, l’on a décidé de mettre en place un Conseil National des Arts qui va contrôler toutes les activités artistiques et faire le plaidoyer en cas de nécessité, précise M. Jacques Nzabonimpa, directeur de la culture à l’Académie rwandaise de langue et culture (RALC en sigle anglais).

Pour bien construire la structure dans ce domaine, les artistes se sont d’abord organisés en 27 associations (ou unions) selon leurs différentes catégories comme par exemple l’union des arts plastiques, musique moderne, musique traditionnelle, musique chrétienne, acteurs de films, comédiens, producteurs, écrivains, sculpteurs, directeurs, distributeurs, photographes, modélistes, des stylistes, couturiers, et bien d’autres, poursuit M. Jacques Nzabonimpa.

Ce Conseil des Arts n’est pas seulement un organe de contrôle pour artistes, mais également un moyen ou canal pour faciliter la communication rapide entre les artistes et les différents partenaires du domaine.

Aussi auront-ils la facilité de profiter de toute opportunité prévue en leur faveur (entre autre formations, aide matérielle ou financière). Ce Conseil servira également de moyen de communication aisée des problèmes éventuels et leurs aspirations (ou leurs désirs). Il constituera sans doute un cadre pour le plaidoyer, en vue d’améliorer la qualité de leurs produits, affirme M. Jacques Nzabonimpa.

Au départ, dit-il, ce domaine ne connaissait aucune régulation, l’artiste avait tout le loisir de publier son produit, sans aucune contrainte. Par exemple un chanteur avait toute la liberté de composer une chanson et aller directement dans le studio pour passer à la publication sans contrôle aucun.

"Mais, on a trouvé que d’abord le message destiné à un grand public devrait être contrôlé, ensuite le langage utilisé aussi par les artistes devrait être adapté au public cible tout en gardant les normes et les valeurs de notre culture en vue de donner un message édifiant la société et non pour la détruire, surtout pour les plus jeunes" ; indique M. Jacques Nzabonimpa.

En vue de renforcer la qualité de la production artistique, d’autres mesures ont été initiées pour orienter le standard de message et du langage utilisé, ainsi qu’éradiquer le problème de piratage qui handicape le développement artistique.

Ainsi donc, les artistes gagnent moins, d’autant plus que le piratage permet aux autres personnes d’en profiter pour s’enrichir, dit-il.

C’est dans ce sens qu’en collaboration avec le ministère en charge de la culture et les différents partenaires du domaine, l’on a également décidé de mettre en place une maison de distribution et un studio nommé "Studio professionnel audiovisuel", qui sera chargé de la production musicale et cinématographique et les deux seront sous contrôle du Conseil National des Arts.

C’est-à-dire, tout produit musical et cinématographique devra avoir le feu vert dudit studio, pour la publication officielle, déclare Jacques Nzabonimpa.

"La maison qui doit être installée sera la seule maison de distribution pour ces produits musicaux et cinématographiques, afin que les artistes puissent être les bénéficiaires directs de leurs propriétés intellectuelles, au lieu de donner l’opportunité aux autres d’en profiter abusivement. Toutes ces mesures visent à améliorer la qualité du domaine artistique en y mettant de l’ordre et d’éradiquer le piratage qui ne facilitait pas le développement des artistes" ; explique Nzabonimpa.

En bref, le renforcement de la structure dans le secteur artistique au Rwanda va favoriser davantage le développement du professionnalisme et de la qualité dans ce domaine. Ceci présente l’intérêt de bien organiser ce domaine, afin que les artistes puissent travailler et vivre dans de bonnes conditions, conclut le directeur de la culture au RALC.

Chantal Namukunzi


 

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