Faure Gnassingbé plaide pour une souveraineté énergétique africaine

  • La Nouvelle Releve
  • May 19, 2026
  • il y a 16 hours
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Le Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, a appelé les pays africains à bâtir une stratégie énergétique ambitieuse fondée sur le nucléaire civil, afin d’accompagner l’industrialisation et la transformation numérique du continent.

C’était à l’ouverture officielle du Sommet africain sur l’énergie nucléaire tenu à Kigali ce 19 mai 2026. Le dirigeant togolais a estimé que l’Afrique ne pouvait plus compter uniquement sur les énergies renouvelables pour répondre à l’explosion de ses besoins énergétiques.

« Le continent africain représente une part croissante de la population mondiale. Nos villes vont continuer de croître. Nos besoins industriels vont augmenter. Nos économies vont se numériser », a-t-il déclaré devant les participants du sommet soulignant que ces sources ne suffiront pas, à elles seules, à soutenir les industries de transformation, les centres de données, l’intelligence artificielle et le numérique africain de demain.

Le chef de l’exécutif togolais a également évoqué l’évolution du contexte international, rappelant que la Banque mondiale ainsi que plusieurs institutions financières internationales ont levé leurs réticences historiques vis-à-vis du financement du nucléaire civil.

Il a évoqué les initiatives engagées par le Togo dans ce domaine. Membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique depuis 2012, le pays a adopté une loi nationale sur l’usage sûr, sécurisé et pacifique du nucléaire. Il a également créé, en janvier 2025, un Commissariat à l’énergie atomique et signé récemment à Vienne un cadre de coopération avec l’AIEA pour les cinq prochaines années.

Le Togo explore par ailleurs l’utilisation de micro-réacteurs modulaires pour alimenter les zones non connectées au réseau national.

Pour Faure Gnassingbé, la question nucléaire dépasse désormais les seules ambitions nationales. Il a plaidé pour une coopération continentale renforcée afin d’harmoniser les réglementations, mutualiser les financements et former une nouvelle génération de scientifiques, d’ingénieurs, de techniciens et de régulateurs africains.

Le dirigeant togolais a particulièrement insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les jeunes et les femmes dans cette transformation stratégique.

« Le nucléaire africain ne sera pas un nucléaire importé, il sera un nucléaire pensé, opéré et gouverné par les Africains au service des Africains », a-t-il affirmé sous les applaudissements de l’assistance.

À travers cette déclaration, le Togo entend se positionner comme l’un des acteurs africains favorables à une approche souveraine et structurée du développement du nucléaire civil sur le continent.

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