Kagame à Genève pour coprésider le lancement de la Commission mondiale « AI for Good »
Le Président de la République, Paul Kagame, est arrivé ce mercredi 8 juillet à Genève, en Suisse, où il prend part au Sommet mondial AI for Good 2026, un rendez-vous international consacré à la promotion d’une intelligence artificielle au service du développement durable et du progrès humain.
Organisé conjointement par l’Union internationale des télécommunications (UIT) et le Gouvernement suisse, le Sommet réunit des chefs d’État et de gouvernement, des dirigeants d’entreprises technologiques, des décideurs politiques, des chercheurs, des innovateurs et des représentants de la société civile autour du thème « Libérer le potentiel de l’intelligence artificielle au service de l’humanité »
Cette édition est marquée par le lancement officiel de la Commission mondiale AI for Good, une nouvelle initiative de haut niveau que le Président Kagame copréside aux côtés de Marc Benioff, président-directeur général et cofondateur de Salesforce. La Secrétaire générale de l’UIT, Doreen Bogdan-Martin, en assure la vice-présidence.
Au cours de son séjour à Genève, le Chef de l’État prononcera une allocution lors de la cérémonie d’ouverture du Sommet. Il participera également à une discussion de haut niveau organisée à l’occasion du lancement officiel de la Commission avant de coprésider sa réunion inaugurale.
La Commission mondiale AI for Good rassemble des dirigeants issus des gouvernements, du secteur privé et des organisations internationales afin de proposer des solutions concrètes aux enjeux techniques, économiques, sociaux et réglementaires liés à l’intelligence artificielle. Son mandat consiste notamment à renforcer la confiance dans les technologies d’IA, élargir l’accès à ces innovations, promouvoir le développement des infrastructures numériques et faire de l’intelligence artificielle un levier pour relever les défis mondiaux.
Le Rwanda, un acteur de plus en plus influent dans l’intelligence artificielle
La participation du Président Kagame à cette initiative témoigne de la place croissante qu’occupe le Rwanda dans les discussions internationales sur la transformation numérique et l’intelligence artificielle.
Depuis plusieurs années, le Rwanda a fait du numérique un pilier de sa stratégie de développement. Le pays a investi dans les infrastructures digitales, étendu la couverture du haut débit et accéléré la numérisation des services publics afin de bâtir une économie fondée sur l’innovation.
Cette ambition s’est renforcée avec l’adoption d’une Politique nationale de l’intelligence artificielle, qui vise à favoriser un développement éthique, responsable et inclusif de cette technologie tout en stimulant la recherche, l’innovation et les investissements dans ce secteur stratégique.

Le Rwanda s’est également imposé comme un pôle régional de l’innovation grâce à des partenariats avec des institutions internationales, des universités et des entreprises technologiques. Le pays accueille notamment le Centre pour la Quatrième Révolution Industrielle, développé en partenariat avec le Forum économique mondial, qui accompagne l’élaboration de politiques publiques adaptées aux technologies émergentes.
Les applications de l’intelligence artificielle se développent progressivement dans plusieurs secteurs clés de l’économie rwandaise. Dans le domaine de la santé, elles contribuent à améliorer le diagnostic médical, la gestion des données sanitaires et les services de télémédecine. En agriculture, elles permettent d’optimiser les prévisions climatiques, le suivi des cultures et la productivité agricole. L’IA est également mise à contribution dans les secteurs de l’éducation, des services financiers et de l’administration publique afin d’améliorer la qualité des services destinés aux citoyens.
Parallèlement, le gouvernement investit dans le développement des compétences numériques à travers des programmes de formation, des centres d’innovation et des partenariats avec des entreprises technologiques internationales, dans le but de préparer une nouvelle génération de talents capables d’accompagner la transformation numérique du continent.
Le Président Kagame plaide régulièrement pour que l’Afrique participe pleinement à la définition des règles qui encadreront l’intelligence artificielle, estimant que le continent doit être non seulement utilisateur, mais aussi acteur de l’innovation mondiale.
Sa coprésidence de la Commission mondiale AI for Good illustre la reconnaissance internationale du rôle grandissant du Rwanda dans les débats sur la gouvernance numérique et le développement responsable de l’intelligence artificielle.
Les travaux de la Commission devraient contribuer à définir des solutions concrètes pour renforcer la confiance dans l’IA, améliorer son accessibilité et mettre cette technologie au service des grands défis mondiaux, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, du climat et du développement économique.