RDC : Joseph Kabila prend la tête du Front pour la refondation de la Nation, qui succède à l’AFC

  • admin
  • October 13, 2026
  • il y a 13 hours
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L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila Kabange, a été désigné à l’unanimité à la tête du Front pour la refondation de la Nation (FRN), un nouveau mouvement politico-militaire annoncé le 12 octobre 2026 à Goma, dans l’est du pays. La nouvelle structure affirme succéder de plein droit à l’Alliance Fleuve Congo (AFC), dont les signataires ont annoncé la fin de l’existence.

La décision figure dans une déclaration politique issue d’une réunion tenue à Goma les 10 et 11 octobre 2026. Les signataires affirment vouloir réunir les forces opposées au pouvoir du président Félix Tshisekedi autour d’un projet de refondation de l’État congolais.

Selon le document, l’adoption et la signature de cet acte mettent définitivement fin à l’existence de l’AFC, à laquelle le FRN affirme succéder de plein droit. Toutefois, la déclaration ne précise pas séparément le statut futur du Mouvement du 23 Mars (M23), qui constituait avec l’AFC la plateforme AFC/M23.

Outre Joseph Kabila à la présidence, le nouveau mouvement sera dirigé par plusieurs personnalités déjà associées à l’AFC/M23.

Bertrand Bisimwa et Corneille Nangaa sont nommés vice-présidents. Le général-major Emmanuel Sultani Makenga, chef d’état-major général de l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), obtient également le rang de vice-président, tout en conservant ses responsabilités militaires.

L’organigramme communiqué prévoit également les nominations suivantes :

Freddy Kaniki, secrétaire général et coordonnateur du comité exécutif ;

Benjamin Mbonimpa, secrétaire général adjoint et coordonnateur adjoint du comité exécutif ;

Désiré Rukomera Rwigema, secrétaire permanent du Collège des fondateurs.

Le dispositif institutionnel annoncé comprend notamment un Collège des fondateurs, un Conseil de la révolution, une présidence et un comité exécutif.

Cette réorganisation place ainsi l’ancien chef de l’État congolais au sommet d’une nouvelle structure qui entend élargir la coordination politique et militaire des forces contestant le pouvoir de Kinshasa.

Dans sa déclaration, le FRN invoque l’article 64 de la Constitution congolaise pour justifier son action. Ce texte constitutionnel prévoit notamment le devoir de tout Congolais de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation des dispositions constitutionnelles.

S’appuyant sur cette disposition, les signataires affirment que le mouvement entend fédérer et coordonner les « forces de résistance » afin de mettre fin à ce qu’ils qualifient de « tyrannie », « par tous les moyens, y compris la force ».

Le document accuse le président Félix Tshisekedi d’avoir perdu sa légitimité à la suite des élections de 2023. Il lui reproche également des violations répétées de la Constitution, une gouvernance contestée et une mauvaise gestion des ressources nationales.

Les signataires dénoncent par ailleurs la situation politique, sécuritaire, économique et sociale du pays. Ils mettent notamment en cause les atteintes présumées aux libertés, les discriminations et la corruption, tout en accusant le gouvernement de ne pas respecter certains engagements pris dans le cadre des négociations de paix de Doha. Ces accusations reflètent la position du FRN et n’ont pas été établies indépendamment dans sa déclaration.

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