Le RIB arrête 26 personnes pour une fraude à l’argent mobile de 30 millions de francs rwandais
Le Bureau d’Investigation du Rwanda (RIB) a présenté, lundi 8 septembre, 26 individus soupçonnés d’avoir participé à des escroqueries visant les utilisateurs de services d’argent mobile.
Selon le RIB, les suspects se faisaient passer pour des agents de télécommunications, appelant leurs victimes et les incitant à transférer de l’argent.
Lors de la présentation des suspects, le porte-parole du RIB, Thierry Murangira, a précisé que ces infractions ont été commises entre mai et août, causant un préjudice estimé à environ 30 millions de francs rwandais.
Les personnes interpellées, âgées de 18 à 54 ans, se présentaient sous le nom d’« Abameni ». Elles sont au nombre de 25 hommes et une femme, tous dévoilés devant la presse.
Grâce à une collaboration étroite avec la Police nationale rwandaise et d’autres institutions, le RIB a pu récupérer 15 millions de francs rwandais et saisir divers biens acquis grâce aux fonds détournés. Parmi ces biens figurent des terrains, du bétail et des téléphones portables, d’une valeur totale estimée à 10 millions de francs rwandais.
Les suspects utilisaient plusieurs stratagèmes, notamment des appels et SMS frauduleux se faisant passer pour des messages de sociétés de télécommunications, incitant les victimes à composer certains codes sur leurs téléphones.
« L’enquête a révélé que certains agents de sociétés de télécommunications collaboraient avec eux », a indiqué Murangira. « Les fraudeurs abusent les gens en prétendant qu’une somme d’argent a été perdue et en exigeant un remboursement, ou en les menaçant de bloquer leurs comptes d’argent mobile, entre autres méthodes », a-t-il ajouté.
Les suspects sont poursuivis pour appartenance à un gang criminel, obtention frauduleuse de biens, usurpation d’identité, dissimulation de provenance de biens et extorsion de fonds.
Murangira a appelé la population à faire preuve de vigilance et a exhorté ceux qui envisageraient de se livrer à de telles pratiques à y renoncer et à privilégier des moyens de subsistance licites.