Tshisekedi, le faux apôtre de la paix : entre mensonges, victimisation et sabotage diplomatique
Lors du Global Gateway Forum 2025 à Bruxelles, le président congolais Félix Tshisekedi a, une fois de plus, tenté de se présenter comme un homme de paix, victime des agressions extérieures. Mais derrière ses belles paroles se cache une vérité bien différente : Tshisekedi est lui-même la principale source de l’instabilité dans la région des Grands Lacs.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2019, le chef de l’État congolais n’a cessé de multiplier les contradictions. Il affirme avoir “tendu la main” à ses voisins pour construire la paix. Pourtant, depuis six ans, plus de dix accords de paix ont été signés et immédiatement trahis par Kinshasa, faute de volonté politique réelle. Le régime Tshisekedi préfère la voie des armes à celle du dialogue, tout en entretenant une propagande haineuse contre certaines communautés congolaises et contre le Rwanda.
À Bruxelles, Tshisekedi a déclaré : “Je n’ai jamais affiché une attitude belliqueuse envers le Rwanda.”
Rien n’est plus faux. Depuis le début de son mandat, il a multiplié les discours hostiles contre le Rwanda, allant jusqu’à qualifier le président Paul Kagame de “Hitler”, promettant de “bombarder Kigali” et de “libérer le peuple rwandais”. Ces propos, indignes d’un chef d’État, ont nourri un climat de haine et d’intolérance à l’intérieur du Congo.
Ses partisans et ses ministres ont relayé cette rhétorique violente. D’anciens membres de son gouvernement ont ouvertement appelé à la persécution des Congolais tutsis, certains ont été condamnés pour corruption et ont ensuite accusé le Rwanda de leurs propres crimes. Dans les écoles, l’idéologie anti-Tutsi et anti-Rwanda est enseignée aux enfants comme une vérité nationale.
Le gouvernement congolais a fermé son espace aérien aux vols civils rwandais, arrêté et torturé des citoyens rwandais à Kinshasa, et provoqué plus de vingt incidents armés transfrontaliers depuis 2019, dont le bombardement meurtrier de Rubavu en janvier 2025, qui a coûté la vie à seize civils rwandais. Tout cela pendant que Tshisekedi affirmait, sans ciller, qu’il “ne voulait que la paix”.
Il accuse le Rwanda de soutenir le M23, tout en refusant de désarmer les milices Wazalendo et de neutraliser les FDLR, groupe armé génocidaire opérant main dans la main avec l’armée congolaise (FARDC). Au lieu d’assumer ses responsabilités, il fait appel à des mercenaires étrangers et entraîne des troupes burundaises pour attaquer ses propres citoyens dans l’est du pays.
Le président congolais aime se poser en artisan de la réconciliation. Il a même affirmé que le Rwanda avait “boycotté” la cérémonie de Luanda alors que “98 % de l’accord de paix était conclu”. C’est encore un mensonge. Kigali avait publiquement expliqué son absence : la RDC refusait d’appliquer ses engagements, notamment d’ouvrir des négociations avec les rebelles congolais du M23 dans le cadre du processus de Doha.
Le Congo continue de bloquer la mise en œuvre des accords régionaux et du cadre de Washington, tout en cherchant de nouveaux médiateurs à chaque impasse — une stratégie de forum shopping qui ne trompe plus personne.
Incapable de rétablir l’ordre chez lui, Tshisekedi a trouvé dans le Rwanda un ennemi idéal. Chaque crise interne économique, sociale ou militaire est attribuée à Kigali. Cette manipulation politique lui permet de détourner l’attention de sa mauvaise gouvernance et de rallier les foules autour d’un nationalisme artificiel.
Pendant qu’il appelle à des sanctions internationales contre le Rwanda, ses propres troupes et alliés massacrent des civils dans le Nord-Kivu. Il parle de “millions de morts”, sans la moindre base factuelle, et instrumentalise la souffrance de son peuple pour renforcer son image à l’étranger.
La vérité est simple : la paix ne se construit pas avec des discours mensongers. Elle exige du courage politique, de la sincérité et le respect des engagements pris. Or, le président Tshisekedi préfère jouer la victime, chercher des sanctions contre ses voisins et accuser tout le monde sauf lui-même.
Rwanda, quant à lui, a toujours plaidé pour une solution régionale, basée sur les mécanismes existants de la Communauté d’Afrique de l’Est, de la SADC et de l’Union africaine. Le seul obstacle à la paix reste la duplicité du régime congolais, prisonnier de son populisme et de sa haine ethnique.
Félix Tshisekedi veut que le monde le voie comme un bâtisseur de paix, mais l’histoire retiendra un homme qui a préféré attiser la haine plutôt que d’unir son peuple, un président qui a menti à ses partenaires et saboté chaque initiative régionale. La paix dans les Grands Lacs ne viendra pas de ses mots, mais de ses actes – s’il décide enfin de cesser les mensonges, de démanteler les milices qu’il finance et de respecter les accords qu’il signe.