Le Rwanda clarifie le cas du journaliste belge interdit de couvrir le Championnat du Monde de Cyclisme
Depuis deux jours, certains médias européens ainsi que plusieurs utilisateurs de réseaux sociaux rapportent qu’un journaliste belge, Stijn Vercruysse, travaillant pour la chaîne de télévision publique belge néerlandophone VRT, s’est vu refuser l’accès au Rwanda pour couvrir le Championnat du Monde de Cyclisme.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier Jean Patrick Nduhungirehe, a apporté des éclaircissements à ce sujet, indiquant que c’est une tentative de fraude qui a conduit au refus de participation de ce journaliste à l’événement, lequel attire pourtant des centaines de journalistes sportifs du monde entier.
Certains médias ainsi que Stijn lui-même ont affirmé que c’est le Rwanda qui l’a empêché d’entrer sur son territoire pour couvrir cette compétition historique, organisée pour la première fois en Afrique, et plus précisément au Rwanda.
Le ministre Nduhungirehe a expliqué que l’organisation du Championnat du Monde sur route a été encadrée par le Rwanda en partenariat avec l’Union Cycliste Internationale (UCI), seule entité habilitée à délivrer les accréditations aux journalistes sportifs.
Dans le cas de Stijn Vercruysse, les choses sont différentes, comme l’a précisé le ministre via le réseau social X (anciennement Twitter). Il a affirmé que c’est la chaîne VRT et le journaliste lui-même qui doivent s’expliquer sur leur tentative de contourner les règles.
« Des journalistes sportifs venus du monde entier se sont enregistrés auprès de l’UCI pour couvrir cette grande compétition. Pourtant, la chaîne belge VRT a voulu contourner les règles en tentant d’accréditer un journaliste politique, connu pour dénigrer systématiquement le Rwanda », a-t-il déclaré.
Le ministre poursuit :« Après s’être vu refuser l’accès à bord d’un vol SN Brussels, Stijn Vercruysse ne s’est pas caché. Il a déclaré à la presse belge : ‘Nous avions prévu de faire un reportage critique sur le pays hôte du Championnat du Monde de Cyclisme, un pays gouverné en réalité par un régime autoritaire.’ »
Et le ministre d’interroger :« Que révèlent ces propos ? Quel est le lien entre cette critique politique et un événement sportif de niveau mondial ? »
Nduhungirehe a rappelé qu’en Europe, comme dans d’autres pays, un journaliste sportif doit obligatoirement posséder une carte de presse internationale, ainsi qu’une accréditation délivrée par l’Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS).
« En Belgique, on ne peut pas prétendre à une accréditation pour un événement sportif majeur si l’on n’est pas reconnu dans son propre pays comme journaliste sportif », a-t-il précisé.
La chaîne VRT aurait tenté de contourner ce règlement en sollicitant une accréditation pour un journaliste politique, en passant par l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER). Le ministre a souligné que cette démarche était contraire aux règles encadrant le journalisme sportif au niveau international.
« Quand on essaie ce genre de subterfuge, par exemple aux États-Unis, on se fait arrêter, expulser et l’on est interdit de territoire pendant au moins cinq ans », a-t-il affirmé.
Au total, 700 journalistes venus des quatre coins du monde ont été accrédités par l’UCI et sont actuellement au Rwanda pour couvrir le Championnat du Monde de Cyclisme.
Cette compétition, qui a débuté ce dimanche 21 septembre 2025, se poursuivra jusqu’au 28 septembre 2025. Elle réunit des athlètes de haut niveau issus de 111 pays, avec un total d’environ 920 coureurs.